Notre critique cinématographique 

Les frères Coen sont des génies. Vous le saviez ? Tout le monde devrait le savoir. Fargo, The Big Lebowski, O’Brother, The Barber, Burn After Reading et j’en passe. Chacun se doit au moins une fois dans sa vie de voir ces films. No Country For Oldmen est à ajouter à cette liste.

Véritable machine bien huilée qui part à plein régime dès le début du film, ce long-métrage repose énormément sur un trio de personnages bien distincts :

Llewelyn Moss, incarné par Josh Brolin, sur qui la pression repose quasiment tout le long du film après qu’il soit tombé sur un tas de cadavres de trafiquant de drogues et une mallette contenant deux millions de dollars dont il s’empare.

Ed Tom Bell, sheriff pas très loin de la retraite interprété par Tommy Lee Jones, passe son temps à se lamenter sur la violence dont lui et ses pères et grand-peres — qui furent shériff eux aussi — ont été témoins et dont le courage s’épuise au fur et à mesure des évènements.

Et enfin Anton Chigurh. Rien que le nom sonne sombrement. Personnage atypique coiffé à la Beatles du début de leur carrière et armé d’un pistolet pneumatique d’abattoir, Chigurh est à la recherche de la mallette que possède Moss, qui pense être plus malin que lui, et fera tout pour la récupérer. Incarné par un Javier Bardem brillant, le personnage représenterait presque la Faucheuse modernisée. Partout où il passe, personne ne peut lui échapper.

Le film vous prendra aux tripes du début à la fin sans que vous ne puissiez décrocher de peur de louper la moindre action. Et puis c’est une habitude chez les frère Coen, l’action ne va jamais là où votre inconscient aimerait l’emmener, pour encore mieux vous surprendre, agréablement.