Critique du film Jhund : un récit passionnant sur le Bahishkrit Bharat.

Critique du film Jhund : un récit passionnant sur le Bahishkrit Bharat.

Le film :

Jhund est le premier film en hindi de Nagraj Popatrao Manjule, l’une des voix anti-caste les plus marquantes de l’Inde contemporaine. La maison de production « Aatpat » de Nagraj Manjule a apporté une contribution significative au cinéma indien avec « Pistulya », « Fandry », « Sairat », « Naal » et quelques courts métrages comme « Pavsacha Nibandh » et le plus récent « Vaikunth » dans

l’anthologie Unpaused. Manjule a créé une marque emblématique dans l’industrie cinématographique indienne grâce à ses récits révolutionnaires, traditionnellement subalternes et pourtant ascendants, sur les sections historiquement opprimées de la société. Avec Jhund, Manjule a créé un miroir réflexif pour les conteurs Savarna dominants de Bollywood qui se concentrent naturellement sur la victimisation des témoignages des Dalits. Dans Jhund, Manjule confronte la caste, parmi d’autres formes d’inégalités sociales, de discriminations et de hiérarchies permanentes, avec une optique et une esthétique anti-caste.

La position épistémique du cinéaste et sa réalité locale ressortent tout au long du film. Jhund est une autre histoire réaliste dans laquelle il travaille pour la première fois avec la star Amitabh Bachchan qui joue le rôle principal du professeur Vijay Barse. Jhund est basé sur la réalité du terrain et se concentre sur l’histoire du professeur retraité Vijay Barse, un travailleur social basé à Nagpur qui a créé Slum Soccer, une organisation qui aide les enfants défavorisés grâce au football. Il y a sept ans, l’histoire du professeur Vijay Barse, intitulée « Un ballon peut changer le monde », diffusée dans le film Satyamev Jayate d’Aamir Khan, en a interpellé plus d’un.

Synopsis:

Jhund

Jhund raconte comment Vijay change la vie de jeunes opprimés d’un bidonville de Nagpur, en leur donnant de l’espoir grâce au football. Ce sport transforme lentement leur vie, les éloignant de la criminalité, de la drogue, de la violence, de la brutalité policière, etc. et leur donnant l’espoir de devenir un meilleur être humain pour un meilleur avenir. Dans Jhund, le public reconnaîtra de nombreux visages de certains des films précédents du réalisateur, notamment Pistulya (Suraj Pawar) de Pistulya, Jabya (Somnath Avghade) de Fandry et Parsha (Akash Thosar), Salim (Arbaz Shaikh), Archi (Rinku Rajguru), Pradeep (Tanaji Galgunde) de Sairat.

Jhund montre comment à Gaddi Godam à Nagpur, une localité est divisée en deux par un mur de briques. D’un côté, se trouvent des civils dits « purs » et de l’autre, des civils invisibles, souvent appelés « Gandagi » (saleté) de Zopadpatti (bidonville). Le mur symbolise le fossé des castes qui sépare le bidonville du monde extérieur. Don (Ankush Masram) et ses amis doivent surmonter chaque jour ce mur, aussi bien littéral que métaphorique. Le film comporte de nombreuses scènes terribles, brutes et réelles, mais certaines d’entre elles sont si touchantes qu’elles sortent du lot.

 

La Bande annonce du film (Anglais) :

 

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