Un musée, un monument
Le musée d’Archéologie, créé en 1963, est installé dans le Bastion Saint-André, fortification militaire construite par Vauban à la fin du XVIIe siècle. Jouissant d’une situation privilégiée en front de mer, il offre depuis sa terrasse un panorama exceptionnel sur la vieille ville et le cap d’Antibes.
Récemment réaménagées, ses deux galeries voûtées abritent les collections d’archéologie de la ville d’Antibes, permettant de retracer l’histoire de l’agglomération pendant l’Antiquité.
Les collections constituées dès 1928 par Romuald Dor de la Souchère, furent exposées à l’origine dans le château Grimaldi, premier musée d’histoire de la ville.
Jusqu’au début des années soixante, le développement des techniques de fouilles sous-marines et la multiplication des recherches archéologiques dans la vieille ville et les quartiers périphériques augmentèrent considérablement les découvertes majeures.
Antipolis, établissement grec
Le parcours du musée débute aux origines de la ville d’Antibes – Antipolis dans l’Antiquité – qui fut d’abord, au VIe siècle avant notre ère, un oppidum ligure avant d’être une colonie massaliote.
Un ensemble de céramiques de Grèce, d’Etrurie et de Grande-Grèce, produites entre le VIe et le Ier siècle avant J.-C., permettent d’évoquer les séries de vases peints, témoins des échanges commerciaux entre les différents peuples du monde méditerranéen.
Antipolis, cité romaine
Au Ier siècle avant J.-C., Antipolis devint une cité romaine autonome rattachée à la province de la Narbonnaise. A partir de l’époque augustéenne, la cité se dota de toutes les infrastructures caractéristiques des villes romaines : théâtres, amphithéâtres, thermes, aqueducs. Sa situation privilégiée en fit rapidement un port de commerce florissant, siège d’un trafic maritime intense, comme en témoignent les nombreuses épaves et leurs chargements découverts au large de ses côtes. Tombes, sarcophages, urnes et stèles funéraires révèlent ensuite les différentes pratiques liées au monde des morts. Le parcours se poursuit avec l’évocation du cadre urbain de la cité : des mosaïques, des enduits peints ainsi qu’une fontaine monumentale en marbre restituent le décor des habitats et des monuments Publics. Les faubourgs de la ville sont évoqués avec les vestiges d’une agglomération secondaire découverte à Vaugrenier, à quelques kilomètres au nord d’Antibes.