Chef-lieu de canton depuis 1790. Rattachement de la communauté de Troins au XVè, de Méouilles en 1837, et de Courchons en 1973. Au carrefour des grandes routes de la côte d'Azur et des Alpes du Sud, St André les Alpes se dresse au centre d'un cirque de montagnes formé au confluent de la vallée de l'Issole et du Verdon.
Entouré par la montagne de Maurel et la barre blanche des crêtes de Serres et de Chamatte, St André les Alpes ouvre la porte au défilé tumultueux de la Haute Vallée du Verdon.
Bénéficiant d'un microclimat exceptionnel, le village s'alanguit dans sa douce vallée, qui s'ouvre sur les eaux émeraude du lac de Castillon, juste avant qu'elles ne glissent dans l'écrin vert des sommets environnants.
Fondé au XIIIè siècle par les habitants de Méouilles, la première installation du village au lieu dit "Glaires" fut abandonné pour son actuel emplacement dit "la placette". Très tôt, les habitants durent lutter contre les débordements intempestifs de deux rivières pour conserver les terres cultivables. On construisit le "Gros Canal", qui existe encore aujourd’hui, et qui deviendra la base de l'essor économique de St André jusqu'au XIXè siècle.
Cette vallée fertile et prospère, placée à la croisée de tous les grands axes, va subir cruellement chaque mouvement de l'histoire jusqu'au XVIIè siècle.
Frappé par la peste en 1347, le pays sera pillé à plusieurs reprises par les bandes de routiers et de brigands, puis par les troupes de Charles Quint et du Duc de Savoie. Enfin, les guerres de religion, parties de Castellane en 1559, feront d'énormes ravages dans toute la contrée, qui sera à nouveau touchée par la peste en 1580 et 1630.
Le calme revenu, Saint André les Alpes commence à subir les effets de l'érosion et du ravinement du sol.
De nouveaux ouvrages sont construits pour endiguer les eaux et permettront, avec le Grand Canal, l'installation de 4 importantes fabriques de drap. Durant près de 100 ans, cette industrie sera très florissante, employant 250 ouvriers.
St André les Alpes compte alors 950 habitants.
La concurrence va peu à peu faire péricliter cette activité, qui a totalement disparu aujourd'hui.
En 1880, la Compagnie des Chemins de fer du Sud de la France, commence la ligne Digne-Nice. Durant 11 ans, St André les Alpes sera tête de ligne et assurera la desserte en diligence de toute la vallée du Verdon.
A cette époque, la culture de la lavande va se développer et St André les Alpes connaîtra une assez grande renommée pour ses essences. Cette industrie aussi aura du mal à résister à la concurrence exercée par la découverte des essences de synthèse et disparaîtra.
La construction du barrage de Castillon commencée en 1926 au titre de dommages de guerre sera abandonnée en 1933. Repris en 1942, les travaux s'achèveront en 1947, procurant pendant cette période la majorité des emplois de la région et donnant au petit commerce local une bouffée d'oxygène appréciable.anouie-historikLes incendies en 1967 et en 1982, détruiront en partie les forêts de Chalvet et de Chamatte, réduisant ainsi les efforts réalisés depuis près de 100 ans pour lutter contre l'érosion des sols.
Cependant le reboisement, le patient travail des forestiers ONF-RIM et la nature qui reprend ses droits ont permis de voir reverdir ces deux massifs. A noter que la piste forestière construite après l'incendie et qui dessert la montagne de Chalvet a permis le développement rapide de deux nouvelles activités : Deltaplane et Parapente. De part son aérologie exceptionnelle, et la facilité d'accès au site de décollage, St André les Alpes a acquis une réputation mondiale et accueille
chaque année des compétitions internationales.
Son climat méditerranéen, tempéré par l'air vivifiant de la montagne, permettra la pratique de tous les sports et rendra votre séjour des plus agréables.