Le nom du POULIGUEN vient du breton poul (mare – trou – anse – mouillage) et de gwen (blanc). On en trouve aujourd’hui une traduction poétique : La petite baie blanche.
Au sud du Pays de Guérande, à l’extrémité de la baie du Pouliguen (aujourd’hui baie de La Baule) s’étirant le long de son étier, le petit port du Pouliguen doit son développement au transport du sel produit dans le marais salant guérandais.
Ce chenal ou étier, est un bras de mer s’enfonçant en se ramifiant dans les terres. Il va ainsi alimenter en eau une grande partie du bassin salicole. Il permet en outre l’évacuation du sel produit et son acheminement par mer.
Dès le Moyen Age, ce sel fonde la prospérité de la Presqu’île Guérandaise. Des documents du 14ème siècle font déjà état d’un port et havre du Pouliguen, mais ce n’est qu’au 15ème siècle que l’on trouve mention de l’existence d’une structure portuaire.
La création de quais est devenue alors indispensable pour répondre aux demandes du marché et aussi à la capacité de navires à plus fort tirant d’eau.
Le commerce du sel, est destiné surtout à l’exportation : Espagne, Angleterre, Pays Scandinaves. Il constitue le trafic principal du port qui abrite également une activité de pêche côtière et hauturière.