Numéro de licence :
Année de création :
Le THEATRE EN FLAMMES est né sur les bancs du lycée, ou plutôt sur les pelouses du lycée (voire le Bar à côté du lycée), autour de 1978. Ce n'était pas encore une compagnie, ni même un projet, ça n'avait pas de nom : c'était une rencontre. Celle d'une adolescente qui rêvait de théâtre et d'un garçon qui écrivait des chansons. C'était très romantique.
Trente ans après, le THEATRE EN FLAMMES est un lieu. Non pas un lieu de diffusion (sinon occasionnelle) mais un lieu de création. Nous n'avons jamais voulu poser nos valises parce que, pour nous, l'action se passe au-dehors. Le spectacle nous sert à découvrir le monde : nous sommes des voyageurs.
Nous faisons beaucoup de choses : surtout de la musique. C'est là notre paradoxe : en 25 ans (effectifs) d'existence en tant que compagnie de théâtre, nous avons passé presque tout notre temps à faire de la musique, en France et à l'étranger. C'est là notre raison d'être : mettre en scène la musique. Nous avons multiplié les expériences : montage poético-rock, opéra-rock, contes en musique, comédie musicale, cabaret, création musico/vidéo/théâtrale, spectacles d'éveil musical pour jeune public, pour bébés, nous avons monté des groupes de musique aux shows théatralisés, enregistré des albums de nos différents spectacles...
Mais il nous fallait un lieu. Pour rassembler. Rassembler les facettes multiples de notre travail. Un grand plateau (certaines de nos créations exigent beaucoup d'espace). Un stockage important (notre matériel son, lumière, décor, instruments est devenu conséquent au fil des ans). Un vrai studio d'enregistrement pouvant accueillir en live une vingtaine de musiciens. Un studio de tournage cinéma ou vidéo. Un bureau. Un grand atelier. Un lieu de représentation type show-case et surtout, surtout : un lieu de vie. Avec un frigo, un réchaud, un évier,quelques (vieux) canapés pour qu'une pause entre deux séances de répétitions, un moment de réunion ou un «after» de Première soit aussi des moments agréables. Comme de nombreuses compagnies indépendantes, nous avons passé vingt ans de notre existence à courir les MJC, les MPT, les MDQ, nous avons répété sur l'herbe, le goudron ou le carrelage, ce qui nous a endurcis, nous a permis de belles rencontres et nous a procuré de merveilleux souvenirs. Mais nous voulions un lieu, un grand, un vrai, pour que notre histoire ait un corps, un visage, et pour le partager avec ceux qui nous aiment.